Le désir de permettre aux enfants marocains des quartiers défavorisés d'aller à l'école maternelle. En créant grâce à ce blog un partenariat de développement solidaire entre l'école Al manal de Sidi-el-bernoussi et l'école Chaims de la balnlieue de Rabbat et les français et françaises qui sont prêts à s'engager dans cette action. Ce blog se veut aussi lieu de ressources éducatives.
| Il est conseillé de lire les trois premiers articles concernant la nécessité du cadre dans une classe, son'installation, la mise en place, et le repect de celui-ci. S’il est un point que j’ai souvent constaté dans mes discussions avec les stagiaires passant à l’école, c’est l’image déformée que beaucoup ont de l’élève du cycle 1. Ils l’imaginent forcément gentil, fragile et craignent en se montrant trop strict ou trop sévère de le perturber. Le risque encouru avec ce regard déformé, c’est la mise en place d’un cadre mou, non contenant, fluctuant au gré des situations. De fait, à agir ainsi dans une classe, le bruit et l’agitation font très rapidement leur apparition et deviennent vite incontrôlables. La garantie du cadre est donc un point très important. Il faut absolument être en mesure de l’assurer avec fermeté et, le cas échéant, d’appliquer sans état d’âme, les sanctions prévues par le règlement de la classe. D’une manière générale, une sanction qui s’appuie sur une décision collective est bien mieux acceptée car mieux comprise. Mais cette dernière doit toujours faire l’objet d’un espace de parole préalable qui rappelle l’interdit et relie la sanction à la transgression de façon à éviter qu’elle apparaisse comme une vengeance. Il ne faut pas hésiter non plus à se servir de codes pour rythmer le début et la fin des activités. En classe, par exemple, j’utilise le code suivant : avant chaque activité, je frappe deux fois dans les mains pour indiquer qu’il faut commencer à se préparer à rentrer dans l’activité, puis trois fois pour indiquer que l’activité commence. Ce système est très efficace et permet d’avoir un groupe prêt très rapidement. Les enfants perçoivent ainsi bien mieux les différents temps de la journée. Pour les enseignants, c’est l’occasion de n’avoir pas à utiliser la voix. Nous sommes d’autant mieux écoutés. Dans l’école, toutes les classes utilisent à peu près le même code.
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